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Randonnée

Tour du Mont-Blanc (TMB) : tracé, étapes, carte et topoguide

Le Tour du Mont-Blanc fait le tour complet du massif à pied, au départ des Houches, en passant par la France, l’Italie et la Suisse. Cette page rassemble ce qu’il faut savoir pour le préparer : le tracé et ses grands tronçons, la saison, l’hébergement, puis la carte et le topoguide qui vous accompagneront d’un col à l’autre.

En bref

Le Tour du Mont-Blanc (GR® TMB) est une boucle de randonnée d’environ 170 km et 10 000 m de dénivelé positif autour du massif du Mont-Blanc, à travers la France, l’Italie et la Suisse. Le départ traditionnel se fait aux Houches, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Il se parcourt le plus souvent en 7 à 10 jours, de fin juin à fin septembre, en refuge ou en gîte sur réservation.

Départ
Les Houches (Haute-Savoie)
Arrivée
Les Houches (boucle)
Distance
environ 170 km
Dénivelé positif cumulé
environ 10 000 m
Durée habituelle
7 à 10 jours
Balisage
Blanc et rouge (GR®) en France ; signalétique locale en Italie et en Suisse
Meilleure période
De fin juin à fin septembre ; juillet et août sont les plus fréquentés
Difficulté
Sportive : randonneur entraîné, environ 1 000 m de D+ par jour
Pays traversés
France, Italie, Suisse

Cartes et guides pour Tour du Mont-Blanc (TMB)

Topoguides et guides de randonnée

Guides de voyage

Une boucle autour du massif, en trois pays

Le Tour du Mont-Blanc fait le tour complet du massif par les vallées et les cols qui l’entourent. Le départ traditionnel se fait aux Houches, à l’entrée de la vallée de Chamonix ; la boucle traverse ensuite la France, l’Italie et la Suisse avant d’y revenir. Les chiffres varient selon les sources : le site transfrontalier Autour du Mont-Blanc et l’IGN retiennent environ 170 km et 10 000 m de dénivelé positif pour la boucle, quand la FFRandonnée annonce 215 km de sentiers GR® dans son topoguide, un écart qui tient vraisemblablement aux variantes décrites.

Le tableau des étapes, plus bas, découpe la boucle en neuf grands tronçons ; le découpage en journées dépend de votre rythme et des hébergements réservés.

Le versant français, des Houches au col de la Seigne

Des Houches, le sentier gagne le col de Voza puis descend par Bionnassay et Champel vers Les Contamines-Montjoie ; une variante plus sportive passe par le col de Tricot et les chalets de Miage. Les choses sérieuses commencent ensuite avec la montée aux cols du Bonhomme et de la Croix du Bonhomme, suivie de la descente sur Les Chapieux. Par Ville-des-Glaciers et Les Mottets, le tour remonte alors au col de la Seigne, qui marque la frontière italienne.

Côté italien, le val Veny et le val Ferret

Passé la frontière, le sentier descend le val Veny jusqu’à Courmayeur, puis suit en balcon le val Ferret italien jusqu’à Arnuva, face au versant sud du massif. Le Grand Col Ferret ouvre ensuite le passage vers la Suisse.

Le versant suisse et le retour par les balcons de Chamonix

Côté suisse, le tour descend le val Ferret par La Fouly, gagne Champex, puis rejoint Trient par l’alpage de Bovine et le col de la Forclaz. Le col de Balme ramène en France. Par le col des Posettes et Tré-le-Champ, la dernière partie suit les balcons des Aiguilles Rouges, de La Flégère au Brévent, face à la chaîne du Mont-Blanc, avant de redescendre sur Les Houches.

Quand partir, et dans quel sens

Le TMB se parcourt en été. La FFRandonnée suggère la seconde quinzaine de juin ou la fin septembre : juillet et août concentrent l’essentiel de la fréquentation, et la réservation des hébergements y devient indispensable. En début de saison, des passages enneigés peuvent subsister sur les cols les plus hauts. Renseignez-vous sur l’état des sentiers et sur les dates d’ouverture des refuges, qui ne fonctionnent qu’une partie de l’année.

Le sens classique est le sens inverse des aiguilles d’une montre : Les Houches, Les Contamines-Montjoie, l’Italie, la Suisse, puis le retour par la vallée de Chamonix. Rien n’interdit l’autre sens, ni un départ depuis un autre village, comme Saint-Gervais, Chamonix, Courmayeur ou Champex, ce qui permet de caler le tour sur un train ou un bus. La carte IGN du GR® TMB signale d’ailleurs les arrêts de bus et les gares d’accès au sentier.

Hébergement et ravitaillement

Le tour se fait d’hébergement en hébergement : refuges gardés, gîtes d’étape, hôtels et campings dans les villages. La FFRandonnée recommande fortement de réserver ; de nombreux refuges et gîtes du tour se réservent en ligne sur une plateforme commune, Mon Tour du Mont-Blanc, qui affiche leurs disponibilités. Le bivouac obéit à des règles qui changent d’un pays et d’une commune à l’autre : informez-vous avant de planter la tente.

Les villages traversés, comme Les Contamines-Montjoie, Courmayeur ou Champex, permettent de se ravitailler ; entre eux, comptez sur les repas des refuges et emportez de quoi tenir la journée. Le sentier franchit deux frontières : glissez dans le sac une pièce d’identité valide, et prévoyez des francs suisses.

Difficulté et préparation

Le TMB ne présente pas de difficulté technique majeure sur son tracé principal, mais il demande une vraie condition physique : la FFRandonnée le destine à des randonneurs entraînés, habitués aux terrains variés et au port du sac. La difficulté tient à l’enchaînement des journées. Sur dix jours, la plateforme Mon Tour du Mont-Blanc compte en moyenne 17 km et 1 000 m de dénivelé positif par jour ; sur sept jours, environ 24 km et plus de 1 400 m.

Prenez le temps de vous entraîner, d’abord sur des sorties à la journée avec un dénivelé comparable, puis sur deux jours d’affilée, sac chargé. Allégez ce sac autant que possible, prévoyez de quoi affronter la pluie et le froid même en plein été, et consultez la météo de montagne chaque matin : un col haut perché ne se franchit pas sous l’orage.

Quelle carte, quel topoguide

Pour suivre la boucle entière sur une seule feuille, la carte IGN Tour du Mont-Blanc GR® TMB est la référence. Au 1:50 000, imprimée recto verso sur papier plastifié, elle couvre les trois pays et fait figurer le tracé du GR® et ses variantes, les refuges, gîtes, campings et zones de bivouac, les arrêts de bus et les gares d’accès, ainsi qu’un profil des distances et du dénivelé.

Pour lire le terrain dans le détail, les cartes TOP 25 au 1:25 000 prennent le relais : la 3630OT Chamonix – Massif du Mont-Blanc, ou sa version résistante 3630OTR, pour la vallée de Chamonix et le nord du massif ; la 3531ET Saint-Gervais – Massif du Mont-Blanc, ou la 3531ETR résistante, pour le secteur de Saint-Gervais-les-Bains et le sud-ouest du massif. Ce sont des cartes françaises : elles débordent sur la Suisse et l’Italie le long de la frontière, sans couvrir l’intégralité des sections italienne et suisse du tour. Sur ces sections, la carte GR® TMB reste votre fond de carte.

Le topoguide FFRandonnée GR® TMB – Tour du Mont-Blanc décrit l’itinéraire et ses variantes, avec des extraits de carte IGN et les informations pratiques sur l’hébergement et les accès : c’est lui qui vous aide à découper vos journées. Le guide Rother Le Mont-Blanc rassemble des randonnées dans le massif, avec cartes et traces GPS, utiles pour une mise en jambes avant le départ ou pour découvrir un secteur sans faire tout le tour.

Pour une vue d’ensemble du versant français, la carte IGN TOP 75 Beaufortain – Massif du Mont-Blanc associe une carte générale au 1:75 000 et des zooms au 1:25 000, dont le Brévent et le col de la Croix du Bonhomme. Si vous prolongez le séjour, le topoguide Pays du Mont-Blanc, 20 jours de randonnées propose d’autres randonnées de plusieurs jours au départ de Chamonix, Sallanches ou Megève, et le guide Lonely Planet Savoie Mont-Blanc accompagne la découverte de la région avant ou après le tour.

Le balisage

En France, le GR® TMB porte le balisage blanc et rouge des sentiers de grande randonnée. En Italie et en Suisse, le tour emprunte les réseaux de sentiers locaux, dont la signalétique n’est pas celle des GR® français : panneaux et marques changent d’un pays à l’autre. Gardez la carte et le topoguide à portée de main aux carrefours, surtout là où une variante se sépare du tracé principal. L’article Comment lire une carte IGN rappelle l’essentiel pour vous repérer.

Les étapes — Tour du Mont-Blanc (TMB)

#ÉtapeÀ savoir
1Les Houches → Les Contamines-MontjoiePar le col de Voza, Bionnassay et Champel ; variante par le col de Tricot et les chalets de Miage.
2Les Contamines-Montjoie → Les ChapieuxMontée aux cols du Bonhomme et de la Croix du Bonhomme.
3Les Chapieux → CourmayeurPar Ville-des-Glaciers, Les Mottets et le col de la Seigne (frontière italienne), puis le val Veny.
4Courmayeur → ArnuvaEn balcon au-dessus du val Ferret italien.
5Arnuva → La FoulyGrand Col Ferret, passage en Suisse.
6La Fouly → ChampexLe long du val Ferret suisse.
7Champex → TrientPar l’alpage de Bovine et le col de la Forclaz.
8Trient → Tré-le-ChampCol de Balme (retour en France), puis col des Posettes.
9Tré-le-Champ → Les HouchesBalcons des Aiguilles Rouges par La Flégère, le Brévent et Bellachat, face au massif.

Distances et dénivelés indicatifs : vérifiez le découpage sur le topoguide et la carte avant de partir.

Questions fréquentes

Combien de jours faut-il pour faire le Tour du Mont-Blanc ?

Le plus souvent 7 à 10 jours. La FFRandonnée le propose en dix jours, et un rythme plus tranquille en demande une douzaine.

Quelle est la distance du Tour du Mont-Blanc ?

Environ 170 km et 10 000 m de dénivelé positif pour la boucle, selon l’IGN et le site Autour du Mont-Blanc. Le topoguide de la FFRandonnée annonce 215 km de sentiers GR®, un chiffre qui inclut vraisemblablement les variantes.

Quelle carte pour le Tour du Mont-Blanc ?

La carte IGN Tour du Mont-Blanc GR® TMB, au 1:50 000, couvre toute la boucle dans les trois pays. Les cartes TOP 25 3630OT et 3531ET, au 1:25 000, détaillent le versant français et les abords de la frontière.

Quand partir sur le TMB ?

De fin juin à fin septembre. La FFRandonnée suggère la seconde quinzaine de juin ou la fin septembre pour éviter l’affluence de juillet et août.

Faut-il réserver les refuges du Tour du Mont-Blanc ?

Oui. La FFRandonnée recommande fortement de réserver gîtes et refuges, très demandés en été ; beaucoup se réservent en ligne sur la plateforme commune Mon Tour du Mont-Blanc.

Le Tour du Mont-Blanc est-il difficile ?

Il ne présente pas de difficulté technique majeure sur son tracé principal, mais il s’adresse à des randonneurs entraînés : sur dix jours, comptez en moyenne 17 km et 1 000 m de dénivelé positif par jour.

Faut-il des papiers d’identité pour le TMB ?

Oui, emportez une pièce d’identité en cours de validité : le tour passe par l’Italie et la Suisse. Prévoyez aussi de quoi payer en francs suisses.